Formation des agents SAR (Search and Rescue) par l'IMRF et l'OMI

APMF : Formation des agents « Recherche et Sauvetage » par l’IMRF (International Maritime Rescue Federation) et l’OMI (Organisation Maritime International) pour assurer  la protection des navigateurs

 

Il existe plusieurs risques d’accidents maritimes dans le monde entier à commencer par le navire lui-même : avarie, incendie, explosion, erreur humaine… ; ces facteurs pouvant interagir, s’amplifient et s’aggravent.

Les agents de SAR ou Search and Rescue jouent dans ce sens un rôle important, pour aider, signaler et protéger les navigateurs face à l’état de l’environnement où ils se trouvent.

Ainsi donc, le gouvernement Malagasy par l’intermédiaire de l’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF) a demandé à l’International Maritime Rescue Federation de donner une formation d’envergure internationale qui aura pour but d’améliorer notre organisation nationale en matière de recherche et sauvetage maritime et de rendre toutes les parties prenantes plus compétentes en la matière.

En effet, même si Madagascar dispose actuellement de matériels et d’équipements modernes, il est nécessaire d’avoir des ressources humaines formées et compétentes à l’utilisation desdits matériels.

De plus, la participation des experts SAR des États voisins serait très bénéfique pour Madagascar en vue de la collaboration pour la coordination des activités SAR dans notre zone de responsabilité commune de la sous-région de l’Afrique australe et de l’Afrique de l’Est.

La formation durera 3 jours et se terminera le Vendredi 23 novembre 2018 à l’Hôtel Colbert Antaninarenina. Environ 30 agents SAR venant des 5 Pays (Madagascar – Afrique du Sud – Comores – Mozambique – Namibie) bénéficieront de cette formation.

Les sponsors et partenaires de l’événement sont : l’Organisation Maritime Internationale (OMI), l’International Maritime Rescue Federation (IMRF) représenté par le coordonnateur IMRF pour l’Afrique Mr Mohammed DRISSI, le Ministère des Transports et de la Météorologie (MTM) et l’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF).

 

 

Service Communication et Information

             APMF Madagascar

        

 

Formation SAR 2018

CFIM – APMF : Jean Edmond Randrianantenaina précise

22 Novembre 2019
Midi Madagasikara

Suite à l’article paru hier, le capitaine de vaisseau, Jean Edmond Randrianantenaina qui est à la fois directeur général du Centre de Fusion et d’Informations Maritimes (CFIM), et de l’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF) apporte des précisions. « Le CFIM est sous tutelle technique de la primature et l’APFM est sous tutelle technique du ministère en charge du TransportLa nomination ne dépend pas de moi mais de l’Etat. Le processus de nomination du DG du CFIM est déjà en cours et j’assure juste les affaires courantes. Par rapport à l’APMF, il n’y a pas de services en souffrance. Tant que l’entité compétente n’a pas mis fins aux fonctions, dans les conditions énumérées par la loi, la personne nommée est tenue à assurer les fonctions qui lui ont été attribuées. La règle de l’obligation d’assurer la continuité de service et le traitement des affaires courantes dans l’attente du règlement d’une situation transitoires s’appliquent également ». Sur la compression de personnel, il tient à expliquer qu’un audit organisationnel sera effectué mais pas dans l’optique de compression du personnel ou de licenciement. Par rapport à la suppression des redevances de flux maritimes sur les hydrocarbures, un dialogue entre le ministère de tutelle et celui en charge de l’Energie est en cours. « C’était un arrêté semestriel et il faut attendre l’année prochaine pour le rétablissement du RFM ».

T.H

Océan Indien : La sécurité maritime se renforce

Madagascar participera à la Réunion des membres du Code de Conduite de Djibouti, qui se tiendra demain en Arabie Saoudite.

 

Les membres du Code de Conduite de Djibouti se réuniront, demain, en Arabie Saoudite, à Djeddah. Chapeautée par l’Organisation Maritime Internationale, cette conférence sera un pas supplémentaire dans la coopération des 20 pays limitrophes de l’Océan Indien occidental et du Détroit d’Aden dans le renforcement de la sécurité maritime de la région. Madagascar y sera représenté. Après le succès de la conférence de Lomé d’octobre dernier, c’est au tour des membres du Code de Conduite de Djibouti de poursuivre la lutte contre l’insécurité en mer.

 

Le Code de Conduite de Djibouti réunit toute une série d’actions concrètes et de coopérations technologiques entre les vingt nations signataires, dont l’Ethiopie, le Kenya, La Tanzanie, l’Afrique du Sud ou bien Madagascar.  Il s’agit par exemple de partager des renseignements, de mettre en place des moyens techniques comme des systèmes d’authentification des navires à longue distance. Ou de sensibiliser les différents acteurs régionaux. A Djeddah, l’ordre du jour est dans la continuité de la réunion de Djibouti de 2015. A savoir étendre les champs d’actions du Code de Conduite. Signé en 2009, le Code de Conduite concernait d’abord la lutte contre la piraterie. Il devra s’étendre désormais notamment aux trafics et au terrorisme. Madagascar, très actif au sein de ce Code de Conduite depuis le début, sera représenté par trois spécialistes de la sécurité maritime internationale : Jean Roland Randriamaro, le directeur général des transports maritimes, fluvial et aérien, le colonel Jean Hubert Zipa, DG de l’APMF (Agence Portuaire, Maritime et Fluviale) et Joseph Amade, responsable opérationnel du Code de Conduite pour Madagascar.

 

Antsa R. 

Océan Indien : La sécurité maritime se renforce
9 Jan 2017 |Midi Madagascar

Océan Indien : La sécurité maritime se renforce

9 Jan 2017
Midi Madagascar

 

Madagascar participera à la Réunion des membres du Code de Conduite de Djibouti, qui se tiendra demain en Arabie Saoudite.

 

Les membres du Code de Conduite de Djibouti se réuniront, demain, en Arabie Saoudite, à Djeddah. Chapeautée par l’Organisation Maritime Internationale, cette conférence sera un pas supplémentaire dans la coopération des 20 pays limitrophes de l’Océan Indien occidental et du Détroit d’Aden dans le renforcement de la sécurité maritime de la région. Madagascar y sera représenté. Après le succès de la conférence de Lomé d’octobre dernier, c’est au tour des membres du Code de Conduite de Djibouti de poursuivre la lutte contre l’insécurité en mer.

 

Le Code de Conduite de Djibouti réunit toute une série d’actions concrètes et de coopérations technologiques entre les vingt nations signataires, dont l’Ethiopie, le Kenya, La Tanzanie, l’Afrique du Sud ou bien Madagascar.  Il s’agit par exemple de partager des renseignements, de mettre en place des moyens techniques comme des systèmes d’authentification des navires à longue distance. Ou de sensibiliser les différents acteurs régionaux. A Djeddah, l’ordre du jour est dans la continuité de la réunion de Djibouti de 2015. A savoir étendre les champs d’actions du Code de Conduite. Signé en 2009, le Code de Conduite concernait d’abord la lutte contre la piraterie. Il devra s’étendre désormais notamment aux trafics et au terrorisme. Madagascar, très actif au sein de ce Code de Conduite depuis le début, sera représenté par trois spécialistes de la sécurité maritime internationale : Jean Roland Randriamaro, le directeur général des transports maritimes, fluvial et aérien, le colonel Jean Hubert Zipa, DG de l’APMF (Agence Portuaire, Maritime et Fluviale) et Joseph Amade, responsable opérationnel du Code de Conduite pour Madagascar.

 

Antsa R. 

Transport maritime – Les accidents en mer passés à la loupe

8 Aug 2017
Express de Madagascar

Des bateaux échoués, des accidents en mer existent bien dans la zone maritime malgache. On en a dénombré cinquante cinq cas au cours des dix dernières années.

 

Comment mener une enquête lors d’un accident en mer.

C’est l’objectif d’un atelier organisé par l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) en ce moment à Anosy, pendant une bonne dizaine de jours. Dans une île comme Madagascar, les accidents maritimes existent bel et bien, et ils entraînent, dans la plupart des cas, une perte en vie humaine. Au cours des dix dernières années, cinquante cinq accidents ont été enregistrés. Ces incidents ont entraîné une perte en vie de deux cent dix huit personnes et/ou des pollutions maritimes.
« Les principales causes sont souvent liées aux mauvaises conditions météorologiques et au manque d’infor­mations. Ils ne sont pas suffisamment informés des règles à respecter », a fait savoir Joseph Amade, directeur général adjoint de l’APMF hier à Anosy. D’après ses explications, les accidents se produisent surtout pendant la période cyclonique. Mais d’autres facteurs viennent s’ajouter à la liste. Les irrégularités dont les surcharges, le départ dans des quais d’embarquement non contrôlés, le non respect du minimum d’équipements seraient les facteurs principaux de ces accidents.
À l’heure actuelle, la flotte malgache compte environ près d’un millier de bateaux. La plupart d’entre eux servent de transport de marchandises. Les bateaux de transport de passagers sont très rares. Ils sont visibles uniquement dans la ligne entre Soanierana
Ivongo – Sainte Marie et Ambanja – Nosy Be.

Prévention
À en croire sa déclaration, l’enquête de sécurité est une enquête purement technique. Elle recherche les causes ayant entraîné l’accident en mer, en vérifiant si le navire s’est conformé aux dispositions de la sécurité maritime. Il n’est donc pas question de pénalisation ou de trouver des responsables. « Madagascar dispose d’une équipe d’enquête conduite par la gendarmerie. Les résultats d’enquête servent d’élément de base à certaines mesures pour que les accidents ne se reproduisent plus », a souligné ce responsable de l’APMF. Il n’écarte pourtant pas l’engagement de poursuite judiciaire.

À l’issue de cet atelier, les participants  auront une connaissance sur comment conduire l’enquête, comment coordonner l’enquête, rechercher les preuves, et gérer les informations.

 

Lova Rafidiarisoa

Espèces marines invasives : Une des plus grandes menaces pour les Océans

20 Août 2019
Midi Madagasikara

L’envahissement de ces espèces peut causer des dommages économiques qui vont toucher plusieurs domaines. 

« Plus d’une centaine d’espèces marines envahissantes ont été répertoriées dans le monde. Et il y en a d’autres qui ne sont pas encore identifiées. Elles constituent pourtant une des plus grandes menaces à l’écosystème marin. Et Madagascar n’est pas épargné par ces espèces invasives en raison du développement de son secteur maritime. En effet, celles-ci se déposent sur les coques des navires et peuvent perturber l’écosystème marin si aucune mesure n’est prise dès maintenant ». Lilia Khodjet El Khil, une représentante de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), l’a expliqué lors d’un atelier national de lancement du projet Glofouling Partnerships hier à l’hôtel « Le Fred » à Antaninandro.

 Douze pays bénéficiaires. Ce projet a été initié par le Global Environment Facility, le Programme des Nations Unies pour le Développement et l’OMI, pour une durée de cinq ans. L’objectif consiste à renforcer les capacités dans les pays en développement afin de répondre à cette menace. « Il vise notamment à réduire l’introduction transfrontalière d’espèces aquatiques envahissantes par l’encrassement biologique des navires, en vue de protéger les écosystèmes marins », a-t-elle soulevé. Et elle de rajouter que, Madagascar fait partie des douze pays sélectionnés par l’OMI pour être bénéficiaires de ce projet. En effet, « le pays dispose déjà d’une expertise en la matière via l’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF). Il a également une volonté de lutter contre l’envahissement de ces espèces invasives, qui constituent une problématique très préoccupante au niveau mondial », d’après toujours ses explications.

 Dommages économiques. Notons que les grands dangers de leur invasion sont nombreux et peuvent causer des dommages économiques. « Il s’agit entre autres de la perturbation des écosystèmes marins, voire même la destruction de l’environnement marin ainsi que du problème de cohabitation avec d’autres espèces marines et de la colonisation de leur habitat et de leurs nourritures. Ces espèces envahissantes peuvent également constituer un danger à la santé publique en raison de la consommation des produits de pêche », a expliqué le Capitaine de Vaisseau Jean Edmond Randrianantenaina,directeur général de l’APMF.  Ces dommages peuvent affecter plusieurs domaines dont entre autres, le transport maritime, l’économie, l’environnement, la pêche, le tourisme et la santé.

 Plan d’action. Et dans le cadre de cet atelier national du projet Glofouling Partnerships, qui dure deux jours, toutes les parties prenantes se focalisent sur la répartition des tâches tout en élaborant un plan d’action visant à mettre en œuvre ce nouveau projet étalé sur cinq ans au niveau national. Des représentants des ministères concernés, des scientifiques, des chercheurs, des ONG oeuvrant pour la protection des aires protégées marines, des compagnies maritimes, des pêcheurs industriels et des transporteurs maritimes, y participent activement. En fait, « la préservation de l’environnement marin constitue une affaire de tous et non pas l’affaire d’une seule institution », a fait savoir Mahery Randrianarison, le Secrétaire général du ministère du Tourisme, des Transports et de la Météorologie.

 Etude d’impact économique. Et parlant de l’appui de l’OMI à Madagascar, en tant que bénéficiaire de ce projet Glofouling Partnerships pour prévenir l’envahissement de ces espèces dangereuses, « nous lui fournissons une expertise en aidant le pays à faire l’évaluation de leur invasion au niveau national. Une étude d’impact économique de ces espèces envahissantes, ainsi que de leur invasion si l’on ne fait rien, sera également menée. Un guide de référence permettant de développer une stratégie nationale de lutte contre ces espèces sera ensuite établi sans oublier les séries de formation générale sur les questions de biosalissure marine et sur les questions juridiques par rapport aux recommandations de l’OMI. En fait, il faut faire une prévention car c’est difficile de s’en débarraser », a évoqué Lilia Khodjet El Khil, la représentante de l’OMI, qui plus est, la gestionnaire de ce projet dans les douze pays bénéficiaires.

 

Navalona R.

Gl

EIES du projet de réhabilitation du Port de Mahajanga

La présente Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) porte sur le sous-projet de remise en état des infrastructures du Port de Mahajanga. Le schéma suivi pour l’élaboration de ce document s’appuie sur les directives de la Banque Mondiale et de l’Office National pour l’Environnement (ONE). L’étude environnementale est prise ici au sens large, et inclut le milieu physique, le milieu biologique et le milieu socio-économique.

Il est intéressant de noter que, parallèlement à la régulation des secteurs traditionnels, l’essor du numérique a permis l’émergence de nouveaux services en ligne, tels que les plateformes de jeux et de divertissement. Par exemple, le casino en ligne Jozz s’est imposé comme une référence pour les amateurs de jeux d’argent virtuels, offrant une large gamme de jeux, des mesures de sécurité renforcées et des services accessibles à distance. Ce type de plateforme illustre la transformation numérique qui touche de nombreux secteurs, y compris ceux liés au loisir et au divertissement, et met en lumière l’importance d’une régulation adaptée pour garantir la protection des utilisateurs et l’intégrité des opérations.

Compte tenu de l’urgence dans le cadre de la mise en œuvre de la composante CERC (Contingency Emergency Response Component) du PCMCI (Projet Connecter Madagascar pour une Croissance Inclusive), cette EIES a été préparée conformément aux instruments Environnementaux et Sociaux (E&S) cadre du CERC PCMCI et menée en régie par l’équipe de l’Unité de Coordination du Projet d’Appui à la Connectivité des Transports ou UCP/PACT, qui sera en charge de la mise en œuvre de cette composante. Elle inclut la collecte et l’exploitation des documentations existantes, la visite du site concerné, la consultation des parties prenantes ainsi que la synthèse et mise à jour de toutes les informations utiles pour la bonne marche de la conduite de l’EIES.

EIES du projet de réhabilitation du Port de Mahajanga

ATELIER DE VALIDATION DU PROJET DE POLITIQUE NATIONALE DE TRANSPORT MARITIME (PNTM) DE MADAGASCAR - 26 février 2020 – DLC, Anosy, Antananarivo

Contexte. Madagascar est un pays de 5 400 km de côtes, d’une vingtaine de ports maritimes répertoriés, d’environ 1 200 000 km² de Zone Economique Exclusive (ZEE), et de plus de 2 millions de km² de Search and Rescue Region (SRR) ou Région de Recherche et Sauvetage. Madagascar a un riche patrimoine maritime et marin ; la mer lui fait vivre. Le secteur du transport maritime de Madagascar devrait être développé pour se poser comme un des secteurs socio-économiques leaders, afin de permettre au pays d’assumer son insularité, 4ème grande île du monde, et d’asseoir sa notoriété au niveau régional et continental.

Consciente de cette opportunité, Madagascar a cherché à avoir sa politique nationale en matière de transport maritime depuis plusieurs années. Sans cette politique, le secteur du transport maritime malagasy est dépourvu de lignes directrices précises et claires indispensables aux bonnes gouvernance et régulation intégrée du secteur. Ce qui limite l’impact de ce dernier sur la croissance économique du pays. De plus, depuis les années 90, le registre malagasy ne comporte plus de navires de commerce apte à naviguer à l’international ; plus pratiquement, Madagascar ne dispose plus de marine marchande battant son pavillon pour soutenir ses importations et exportations, effectuées à 99% par voie maritime. Cette situation a affecté le pays de différentes manières.

 

Potentialités et défis. Un grand don de la mer nature, Madagascar occupe une place géostratégique sur les autoroutes commerciales maritimes, vecteurs du commerce Sud-Sud qui relient maintenant les marchés africains, asiatiques et américains. Compte tenu de cette position stratégique et de ce potentiel, la Grande île ambitionne de devenir un acteur économique majeur dans les régions de l’Océan Indien et de l’Afrique orientale et méridionale.

La prépondérance des transports maritimes à l’échelle mondiale n’est plus à démonter, sachant que 90% des échanges commerciaux s’effectuent par mer. La Grande île doit en conséquence, et de manière permanente, se mettre en phase des normes et bonnes pratiques acceptées en termes des transports maritimes internationaux, pour pouvoir rester dans l’arène et jouir des avantages que cela peut offrir. En tant que partie à part entière à la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM), Madagascar a accepté de gouverner les espaces maritimes sous sa juridiction en conformité avec les régimes applicables aux différentes zones tel qu’assurer une navigation saine, fournir des services de recherche et sauvetage, et assurer la préservation du milieu marin.

Au niveau national, le transport maritime est au centre de la majeure partie du commerce domestique, notamment pour les zones enclavées ou difficiles d’accès par voie routière. Le transport maritime doit ainsi être considéré comme un des moyens prioritaires pour assurer la circulation des personnes et des biens à Madagascar.

 

PNTM en question. La PNTM est un document national de référence régissant le cadre du transport maritime à Madagascar. Elle s’articule autour des cinq axes stratégiques suivantes : gouvernance du transport maritime transparente, intègre, professionnelle et inclusive ; ressources humaines compétentes au service du transport maritime ; ports modernes, sûrs, compétitifs et de proximité ; navires et navigation sûrs et sécuritaires ; et environnement propre et protégé des effets néfastes du transport maritime.

Elle étale les avantages que le secteur peut apporter au pays en créant un environnement qui facilitera la gouvernance, l’administration, la croissance et le développement du transport maritime. Elle prend en compte le développement continu du transport maritime international tant sur le plan commercial que sur le plan de la sécurité, de la sûreté et de l’environnement. Elle répond particulièrement aux objectifs du développement durable (ODD)des Nations Unies dans plusieurs de ses volets.

Cette politique de transport maritime soutient les politiques fondamentales et les cadres directeurs du Gouvernement pour le développement socio-économique. Elle orientera les actions de l’Etat sur le long terme par la mise en œuvre du Programme InitiativeEmergence Madagascar du Président de la République, en indiquant d’une manière forte la destination choisie et les objectifs à atteindre. D’où l’importance de la mise en place et de la mise en œuvre d’une PNTM inclusive et bien définie.

 

Vision. Avoir une politique nationale de transport maritime permet à Madagascar de bénéficier d’un transport maritime pourvoyeur d’emplois décents, propre, sûr et sécuritaire, et garant d’une économie bleue durable afin rendre effective la vision : Transport Maritime, un outil de développement économique de Madagascar.

 

Objectif. Il consiste à intensifier la modernisation de la gouvernance du transport maritime pour que ce moyen principal de mobilité et de connectivité par mer des personnes et des biens contribue efficacement à la concrétisation de l’économie bleue, choix stratégique de la Politique Générale de l’Etat (PGE), du Plan Emergence de Madagascar (PEM), de la Politique Maritime Intégrée de Madagascar (PMI) et de la Stratégie Maritime Intégrée (SMI) qui découle de ces derniers.

 

Démarche inclusive. Comme étant un document stratégique d’une haute importance, dès sa genèse et tout au long de son élaboration, la PNTM a bénéficié des touches personnelles de toutes les parties prenantes des transports maritimes à Madagascar. Pour le secteur public, il s’agit de la Présidence, la Primature, une dizaine de Ministères et Organismes étatiques, tandis que, pour le secteur privé : les marins, les armateurs, les manutentionnaires et autres opérateurs portuaires, les opérateurs pétroliers, les organismes de formation maritime et les sociétés de placement des marins.

L’APMF et le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie (MTTM) sont les pilotes du projet.

 

Etapes entreprises. Le point de départ est l’Atelier d’Ivato du 13 novembre 2019. Il a été organisé sous l’assistance technique de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et a vu la participation de tous les acteurs du secteur du transport maritime à Madagascar. Il a permis le regroupement des résultats des travaux antérieurs avec les recommandations de l’OMI à travers le premier draft de la PNTM qui y a vu le jour. Il a également permis la mise en place de la Plateforme de développement de la PNTM et la détermination du plan d’action à suivre pour que Madagascar dispose de PNTM dans le premier trimestre de l’année 2020.

Cinq Groupes de travail correspondants aux axes stratégiques ont été mis en place. Les membres de la Plateforme y ont apporté leurs contributions respectives selon les domaines d’activité qui les concernent. Les groupes de travail sont représentés au sein du Comité plus restreint qui a été en charge de la rédaction proprement dite de la PNTM. Après les échanges et les réunions qui se sont succédés au sein des Comité, Groupes de travail et Plateforme toute entière, la version développée et consolidée de la PNTM est portée pour validation finale.

 

Validation technique. C’est l’objet de l’Atelier d’Anosy, Antananarivo, du mercredi 26 février 2020. Après un rappel de la démarche adoptée et des étapes parcourues dans le processus d’élaboration de la PNTM, les cinq Groupes de travail ont présentés de manière synthétique les fruits de leurs travaux. Le document entier a été lu publiquement, et la validation a été faite par axe stratégique. Pour marquer la fin des travaux initiés, les membres de la Plateforme ont fait une déclaration générale commune confirmant l’adhésion de tous à cette dernière version de la PNTM. Le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie se charge de la transmission pour approbation de la PNTM au niveau des Autorités Supérieures avant sa mise en application.

Pour terminer, l’APMF et le MTTM expriment leurs sincères remerciements etprofonde gratitude envers les contributionsgénéreuses, les engagements singuliers et le dévouement inégalé de tous les participants, ayant permis l’élaboration de la PNTM suivant le calendrier établi. Plus que jamais, ils sont optimistes quant au devenir du secteur du transport maritime à Madagascar,lequel, avec sa Politique Nationale, sera apte à supporter le développement économique qui fera de la Grande île un pays émergent, moderne et prospère.